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vendredi 21 janvier 2011

ironie

Je n'ai jamais été autant en contact avec une multitude de possibilités de contrats à l'étranger.
Moi qui ai cherché et cherché, farfouillé, fouiné, scruté par quel moyen je pouvais bien élargir mes horizons et repartir à nouveau vers cette découverte de l'Autre, cette rencontre du monde.
Et pourtant, je n'ai jamais autant souhaité rester ici. Groundée dans ma vie si belle et grandiose dans tous ces moments croqués au vif du quotidien.
Des câlins dans un rituel du dodo de ma puce chérie, des bisous qui s'envolent dans un corridor le matin, happés par des mains qui battent l'air.
Bizarre, parfois, la vie.
Elle vous emmène dans des chemins que vous n'auriez jamais imaginés. Elle vous fait des clins d'oeil un peu moqueurs, je l'avoue.

Je n'ai jamais été autant été en contact avec les possibilités de mandats pour lesquels j'aurais bavé sur le plancher.
Et aujourd'hui, je les laisse à d'autres.

Bon vent! Bonne aventure!

lundi 25 octobre 2010

Urgence

48 heures dans le corridor
48 heures à vivre dans un reportage de Canal D

Hôpital Notre-Dame.
Ploguée à mon soluté, entre deux pics de fièvre
J'ai rien d'autres à faire que d'analyser ce qui se passe autour de moi.

J'ai toujours aimé observer la nature humaine. Analyser le comportement de la faune urbaine.
J'ai été servie pour ça.

En jaquette qui s'attache (ou plutôt s'ouvre à tout vent) dans le dos, la vulnérabilité ramène les gens à leur nature profonde.
C'est là, derrière les rideaux qui font office de cloison pas étanche pantoute que j'ai encore un peu mieux saisis que ça prend de tout pour faire un monde.

Un vieux râleur rabougri, pauvre bougre qui ne fait que se plaindre de tout. On n'en pouvait plus de l'entendre sacrer, chiâler, se plaindre, s'offusquer, s'irriter. À première vue, c'est un fatiguant de première classe. Après 24 heures, on comprends que, peut-être, il se sent seul. Et vieux. Et fatigué. Il veut avoir de l'attention, mais ne sait pas comment. Alors il entretient sa "détestabilité". Pour qu'on ne l'oublie pas. Chercher la bête noire dans tout.

Ça doit peser lourd en mautadit durant toute une vie.

Une bonne femme déchue qui essaie de se donner une contenance qu'elle n'a pas. Sevrage de grosses quilles cheap, livrées à domicile. La misère du monde veut lui sortir de la yeule. Et elle sonne, et sonne et resonne. Elle veut et exige. Et râle et finit par "crisser son camp d'icitte parce que vous m'aurez pas mes câlisses avec vos examens".

Ça doit peser lourd en mautadit durant toute une vie.

Des policiers. Qui font le guet. Qui attendent que celui qui ne donne pas son vrai nom parce que trempe probablement dans quelque petites magouilles se pète la tête sur le mur. Violence. Exaspération. Chahut. Il repartira debout, mais enchaîné.

Ça doit peser lourd en mautadit durant toute une vie.

Une immigrante. Asiatique. Qui n'arrive pas à se faire comprendre. Qui murmure en vain. Malade et plus seule que seule, emmurée par sa muraille de Chine.

Ça doit peser lourd en mautadit durant toute une vie.

Et y'a moua. Qui trouve que même dans un corridor de l'urgence, ma civière est confo comme le Reine Élizabeth.
Quand on a fait la brousse, on se console à pas grand chose, j'pense.
L'infirmière (elles sont saintes, ces femmes-là, de dealer avec ce twilight zone à tous les jours) rigole à mes propos.

J'ai le corps à broil, mais je suis entre bonnes mains.
Je me tape en alternance des tremblements incontrôlables et des bains de sueur "qui font sortir le méchant".
Mon esprit divague vers mon père et mon grand-père qui ont été avant moi des "patients" pas impatients pantoute.
Je suis solidaire avec la famille et je garde le moral.

Je pense vraiment que la vraie nature des gens transparaît dans l'urgence.
J'me trouve pas pire.
J'me trouve chanceuse.
Ça pèse pas lourd pantoute dans ma vie.

samedi 27 mars 2010

délestage

À chaque fois que je bouge, je me déleste un peu plus.
Faut croire que je tends imperceptiblement un peu plus à chaque fois vers une simplicité INvolontaire...
Des trucs qu'il m'était IMPENSABLE de me défaire lors des derniers moves, se retrouvent aujourd'hui prêts à faire le bonheur d'autres humains.

J'ai toujours trouvé salvateur de faire le ménage de ses placards (lire: de se dépoussiérer l'habitude, de se désencrasser le "routinage").

BÉATITUDE

Il y a une sorte de thérapie à chaque fois dans ce branle-bas de combat, dans ce chaotique méli-mélo de trucs que l'on juge avec un regard parfois sévère, parfois empreint de nostalgie utile ou non. Mais même si y'a encore des incontournables que je ne PEUX pas envoyer à tout vent, je trouve que d'avoir la bougeotte, ça replace sa femme!

Ça fait comme un brainstorming de ce que je veux et de ce que je ne veux plus.

Et y'a de ces trucs qu'on aimera à vie. Cé d'même! ;)

Et ça va bien plus loin que de savoir si la-dite sandale chic, je vais bien finir par la porter un jour.

Thérapeutique, j'vous dis! Pour ceux qui sont plus sédentaires que moi, pis je sais que vous êtes un méchant paquet parce que cé pas trop dur d'être plus stable que moi, essayez pour le plaisir que ça vous procurera. vous m'en direz des nouvelles!

Avec tout ça, j'ai quand même retrouvé mon A-D-O-R-A-B-L-E poncho d'ado-de-16-ans-qui-végète-au-coin-du-feu-avec-sa-rouleuse-de-Drum-et-odeur-de-printemps! Bon, je sais, il n'est génial qu'à mes yeux, mais tenez-vous bien: Il me fait encore! Et j'ai la ferme intention de le reporter bientôt et ce, même si ça fait plus longtemps que je le trimballe que l'âge que j'avais quand je l'ai acheté.

Avouez que ça sera cute, éventuellement, une 'tite bonne-femme de 75 ans avec un poncho... héhéhé

Bon, cé pas que j'vous Zaime pas, mais j'ai une thérapie à continuer moi là...

lundi 1 mars 2010

La saveur de la vie

Depuis maintenant une semaine, je suis en mode récupération.
En mode repos.
En mode « take it easy ».
Et je peux vous dire que ça fait du bien.
Du grand Bien avec un grand B.

Depuis maintenant plus d’un an que je suis revenue au Québec, je me rends compte que je n’avais pas mis ma pédale à off bien longtemps.
2 semaines et hop! Je m’exilais dans la grand’ ville.
2 semaines et hop! Je m’installais dans mon nid.
2 semaines et hop! Je commençais ma nouvelle job.
Quelques mois et hop! Je me retrouvais dans un nouveau nid.
Un été et hop! Zéro répit de vacances.
Un automne et hop! Je m’embarque dans l’aventure QSF.
Un hiver et hop! Je continue à courir.

M-A-R-S.
Mieux Arrêter pour Repartir Sereine!
Repartir la machine.
Se requinquer.
Se recrinquer.
Tourner la manivelle pour un nouvel air d’aller.
Dans une nouvelle vie qui sent bon la sauce à spag le dimanche après-midi.
Qui sent bon la complicité à l’œil brillant.
Comme des petits bonbons que l’on développe les uns après les autres.
Arc-en-ciel.

Life Savers.


lundi 18 janvier 2010

les Zachats

Aller faire des courses pour la job un lundi matin...
C'est comme si on commençait pas vraiment à travailler...

Ah! Faut se motiver comme on peut. :)
Bonne semaine!

samedi 16 janvier 2010

Le cadeau de Mimi

À Noël j'ai reçu un cadeau inattendu.
Un cd. Tout simple. Fred Pellerin. Silence.

Les silences sont parfois tellement remplis de plein d'affaires.
Faut rien que savoir les accueillir.
Les accepter.
Les laisser s'exprimer.
Cé pas toujours facile à faire. Plus facile à dire.
Mais faut leur donner une chance.
Croyez-moi.

À trop s'écouter parler, on perd le vrai.
À trop vouloir faire, on perd le pouvoir faire.
Le savoir être. Ben avant le savoir faire.
Le reste arrive tout seul.
Finalement.
Enfin.

Mautadit que ça fait du bien.
Et plus encore.

vendredi 27 novembre 2009

Mon île

Être bien chez-soi.

Avec, dans le désordre et de façon non exhaustive :

1-Ma musique, le plus souvent de sonorités étranges -lire étrangères. –lire vive Galaxie around the world pour nous faire découvrir plein de trucs.
Toujours mezzo forte (faut bien respecter les voisins).

2-Mes pantoufles en laine rose nanane et mauve tricotées maison et qui montent plus haut que la cheville. Pour le style on repassera, mais mauzus que mes pieds sont contents! S’ils pouvaient applaudir des orteils, ma foi, ils le feraient!

3-L’encens qui brûle lentement et m’enveloppe. J’aurais dû faire une étude longitudinale sur le nombre de bâtons que j’ai fait brûler depuis mon adolescence. Je dois assurément contribuer à l’effet de serre avec toute la quantité de patchouli et autre fragrance d’un autre temps lancée dans l’univers.

4-Mon verre de rouge. L’appréciation du vin rouge est-elle directement proportionnelle au nombre de cheveux blancs? Je pense que oui. Ouch. Je me mantantise ou je me snobinise, je sais pas. En tout cas, j’apprécie cette robe. C’est d’ailleurs à peu près le seul genre de robe que j’apprécie…

5-Ma clope. Ben oui, je sais, vous allez me dire que c’est vraiment pas cool, la clope en cette fin de 2009. Mais celle inhalée en soirée, en duo avec le rouge, elle est vraiment pas mal. Faut que je m’assume. (Mais je suis pardonnée. À cause, l’encens cité plus haut).

6-Avoir du temps pour soi. Toute seule. Être asociale pour un moment. Pour réfléchir à ne rien penser. Sans fioriture. Sans paraître d’être quelque chose. Et de pouvoir porter les dites pantoufles citées en 2. Et fumer tranquillo la clope citée en 5.

Vraiment, être bien chez-soi nous aide à être bien chez-vous.
Ça relaxe, détend et nous requinque le pompon pour la suite des événements mondains.
Ça me remet disponible.

Indiscutablement, ça me plaît.

mardi 11 août 2009

retour vers le futur

Ça y est, voilà.
Je me suis fais rattraper par l'ours.
J'avais pris sa peau avant de le tuer et il a couru après moi.
Ne vous en faites pas, je ne suis pas blessée.
Ce n'était encore qu'un teddy bear...

N'empêche que j'ai la propension de me projeter dans le futur.
Trop.
Trop vite.
Par soucis d'aller de l'avant. De ne pas stagner. De ne pas crever d'immobilisme qui me pue au nez.
Et parfois, j'oublie de regarder mes pieds. D'ailleurs, même le titre de ce blogue le disait. Je devrais le savoir. Ça m'éviterait de m'enfarger et me casser la gueule, parfois.
Mais bon, cela me montre simplement qu'on apprend à tout âge.
Mon petit doigt me dit que j'ai pas fini d'apprendre...

lundi 3 août 2009

citation

J'aime les citations.
Je les ai toujours aimées.
Celles qui vous fouettent un peu.
Ou celles qui vous font briller l'oeil d'une lueur spéciale.
Ce n'est pas que je sois incapable d'écrire moi-même.
Mais quand tout est là, dans la plume d'un autre, j'en grapille des parcelles ici et là, quand ça goûte bon.

Ma dernière en liste, je vous l'offre:

Je ne veux pas de cette vie en résine de synthèse

Merci François Avard pour cette p'tite ligne.

mercredi 29 avril 2009

Ça chauffe sur la planète

Vendredi le 15 mai 2009
Ce sera ma première Marche 2/3
Il n'est jamais trop tard pour bien faire!
Une journée de bénévolat pour animer 15 000 jeunes qui décident
d'être acteurs de changement plutôt que spectateurs.
Chaque petit pas compte.

dimanche 15 mars 2009

Dédécouverte


Parfois, y'a des émotions qui arrivent sans crier gare.
Y'a des histoires qui ne laissent pas indifférents.
Y'a des battements que le coeur manque pour les dédoubler vitesse grand V par la suite.
Ça nous laisse dans un drôle d'état.
Ça nous souffle.
Manque d'air et coup de pied au cul.
Pour continuer à vivre.
Pour continuer à avancer.
"[...] n'importe où pourvu que cela soit en avant" disait David Livingstone.

Que nos propres brumes se dissipent et que l'on puisse voir et croire.


dimanche 26 octobre 2008

Tissés serrés

Bon, si vous avez déjà lu le post de Luc, vous savez qu'on est allés au marché ce matin.
J'avais, pour ma part, et depuis fort longtemps l'intention d'acheter des pagnes pour faire, entre autres, de jolis rideaux dans notre futur appart montréalais. J'ai toujours aimé ces couleurs vives qui ne ressemblent en rien à autre chose que l'Afrique, tout simplement. C'est ce que j'ai fait ce matin de mon côté. J'ai acheté mon premier tissus. Sauf que je n'avais pas bien réalisé les dimensions de celui-ci. Comme je visualisais déjà ma fenêtre dans ses beaux habits africains, j'ai crû que je devais acheter beaucoup de tissus. Mais j'en ai acheté vraiment beaucoup. Vraiment. Beaucoup. Beau. Coup. Beaucoup trop...

Je vous inviterai donc dans notre future demeure où vous pourrez admirer nos fameux rideaux en pagne, notre nappe en pagne, nos napperons en pagne, nos serviettes de table en pagne, notre housse de grille-pain en pagne, notre housse de couette en pagne, notre divan recouvert de pagne et assis dessus, nous-mêmes, les joyeux bobolais d'adoption habillés en pantalons en pagne, en jupe de pagne, en chemise de pagne, en blouse de pagne, avec nos foulards en pagne et Luc sa cravate en pagne. Toujours le même mautadit pagne. Ok, j'vous jure qu'il est vraiment beau... heureusement! ha! ha! ha!

Alors si jamais vous recevez en cadeau à notre retour un quelconque objet fait d'une étoffe de pagne, acceptez-le, je vous en prie, c'est qu'on en a TELLEMENT! :)

samedi 25 octobre 2008

Quand on se compare...


CHEZ-VOUS

Pour brailler: Cliquez ici


CHEZ-NOUS
Pour rigoler: Cliquez ici

nota bene: brailler et rigoler peuvent s'inverser selon votre situation dans le Monde...
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Si vous n'avez pas encore ressenti d'émotions intenses en lisant ce message, voyez votre futur ici
pendant que le nôtre, se situera dans le genre de ceci
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Cruel, non?
On fait tellement des gros sacrifices...


samedi 11 octobre 2008

Vous gagnez... un gros paquet de cochonneries!

"Gardez-les donc chez-vous, vos cochonneries!"
C'est ce que j'ai eu envie de crier lorsque le centre a reçu de pleines boîtes de soit-disant "dons" de gentils pays riches et Développés (avec un grand D...) qui veulent avoir bonne conscience... Je ne sais pas d'où ça venait, et je ne veux pas le savoir. Mais j'étais TELLEMENT choquée, entre autres parce que je me sentais associée - de par ma blancheur - à ces donateurs inconscients. Vous voulez que je vous dise? C'est pas parce que les "pôôôôôôvres petits africains" ont peu de jouets et de fournitures, qu'il faut leur envoyer des déchets!!!!!

Des bouts de crayons et BRISÉS, des jeux incomplets et BRISÉS, des moitiés de chandelles de fête BRISÉES (vous savez là, les ti-bouts tout collés qui ont déjà servis sur des gâteaux et que chez-nous, on jette?), des cahiers à demis remplis et BRISÉS, des autos anciennement téléguidées, qui ne sont plus guidées du tout, roues en moins et BRISÉES, des vieilles bébelles de décorations de Noël chiffonnées, crottées et BRISÉES, etc, etc, etc.

En voyant ça, c'est mon coeur qui s'est lui aussi BRISÉ...

J'étais mal à l'aise de voir les monitrices fouiller dans tout ce bric à brac pour essayer de trouver des choses qui leur conviennent et qui pourraient servir avec les enfants. De la vraie cochonnerie, j'vous dis. Ok, dans le lot, quelques articles potables et utiles, en bon état. Mais vraiment pas de quoi se réjouir outre mesure.

Je ne dis pas de ne rien donner. Je pense par exemple aux yeux des p'tits gars de la moyenne section de maternelle quand ils ont vu les belles autos que le petit Alexis québécois avait choisies lui-même dans son coffre à jouets. Elles ont vécues, mais elles sont chouettes et n'ont pas l'air d'avoir été sorties de la benne à ordures tsé. Y'a des maudites limites comme on dit chez-nous entre donner de bon coeur et par générosité et se débarasser de nos poubelles vers les pays en développement sous prétexte qu'ils sont donc dans le besoin. QUI a besoin d'un p'tit boutte de chandelle de gâteau au 3/4 brûlée et crottée? Si vous me trouvez une réponse, je me rétracterai.
Pour l'instant, j'enrage.

vendredi 10 octobre 2008

Fragile, la blanche?

Et voilà! C'en est fait de ma détermination à devenir un peu plus intégrée...
4 petits jours auront suffi pour venir à bout de moi, de ma patience, de ma santé...
et de mon cuir chevelu!
EXIT, les tresses, depuis hier après-midi.
Ah, pour ce qui était de la douleur causée par l'étirement extrême qu'a subi mon crâne, ça allait vraiment mieux. Mais comme j'ai la peau trop fragile, et que depuis 3 jours il fait vraiment chaud (et que je transpire de la tête comme de partout ailleurs), je me suis mis à faire une réaction cutanée pas trop agréable, voire douloureuse. Un genre d'allergie, quoi! Je dois donc avaler des petits comprimés pour encore une journée. Est-ce que je veux VRAIMENT être malade à cause de mes cheveux, moi qui suis pour le moment en pleine forme? La réponse était simple! En deux temps trois mouvements, les filles de l'ADT m'ont enlevé toutes les tresses (et du coup, elles se sont méritées tout un paquet de mèches gratuites!)
Bien sûr, je suis déçue... Mais mon EXCELLENTE nuit de sommeil, la tête fraîche après un quadruple lavage :) a vite dissipé ma peine!
Heureusement que j'ai gardé des photos à l'appui pour me rappeler ce supplice auto-infligé...
Si on a dit qu'il fallait souffrir pour être belle, je dois dire qu'on est ce matin plus belle encore: Enfin souriante et la tête en paix!

dimanche 28 septembre 2008

Marchons ensemble

Je suis dans mon petit cocon, sous le filet. Une averse toute chuintante rafraîchit l'air au-dehors. De celles qui sonnent le glas de la période des pluies. Elles sont de moins en moins fréquentes, les vraies, les grosses, celles qui étaient soudaines, violentes, balayant toutes choses, fouettant qui s'aventurait dehors. Ce bruit de gouttelettes m'est familièrement "québécois": un rappel d'octobre ou d'avril. Sauf qu'ici, j'aperçois une orange qui se balance doucement à la fenêtre du salon, s'alourdissant à chaque semaine, qui se détachera bientôt de l'oranger pour finir dans notre assiette... Pour accueillir l'Harmattan et la fin du Ramadan. La grande fête se prépare. On en parle, on l'attend, on l'espère, on la sent palpable: elle est dans l'air partout en ville, presque tangible.

Aujourd'hui dimanche, c'est d'habitude mon jour préféré pour le marché. Tranquille. Mais cette fois, il est grouillant de vie et d'activités. Une grande fête, il faut bien la préparer. De nombreuses femmes s'affairent, achètent les condiments et s'arrêtent même beaucoup plus qu'à l'habitude à rêvasser devant les boutiquiers. J'ai l'impression qu'elles se feront belles, mardi. Fières et altières, sapées du Bazin de type joyeusement nommé "mon mari est capable" - c'est le plus cher, évidemment-!

Moi, je déambule à travers toute cette bouillonnante masse. Entre les boules de sumbala, les chenilles grillées, les piments multicolores. Les pyramides d'épices ocres, rouges et kakis, fièrement érigées, défiant souvent la gravité. Sacs de couscous, maïs soufflé ou bonbons caramélisés. Les cubes MAGGI, les spaghettis, les racines de manioc. Les légumes bien fermes et appétissants et les autres... fatigués et fripés d'attendre la cliente au bord de l'allée. Si chez-nous on dit que le maître ressemble à son chien, ici, la femme ressemble souvent aux denrées qu'elle vend. La pauvre vieille édentée et parcheminée vendant sa salade fanée et ses tomates piquées. C'est comme ça. C'est la loi du plus fort. La concurrence est féroce sous la camaraderie (ex. "Tu n'achètes plus le Fanta chez-moi maintenant?")

J'évite toujours autant le coin des bouchers. Même les chenilles, noires, dodues -et comestibles bien sûr-, provenant de l'arbre de karité (sont-elles VRAIMENT immobiles -mon imagination me joue des tours) me paraissent plus inoffensives. Je me suis tout de même arrêtée aujourd'hui pour les observer (les bouchers, pas les chenilles) et j'ai compris le sens de la mise en garde de mon ami Pascal sur ce coin. Maniant le "coupe-coupe" élimé comme un bûcheron la hache sur une souche récalcitrante, bien malheureux est celui -ou celle-, qui par mégarde ferait un pas trop près de cette lame qui semble s'appeler Tétanos. Honnêtement, je préfère vraiment me tenir loin de ces bourreaux qui me rappelle vaguement un Chef Groleau (bonne pub pour RBO, mais moins bonne pour le tablier du boucher...) ... mais, A-T-IL un tablier au juste? Mmmm, je devrai y retourner pour vérifier...

lundi 16 juin 2008

Ça ne sent pas toujours les roses


Parfois, la formation, ça fait réfléchir.
Parfois, l'absurde fait bien les choses.
Je vous offre ce bouquet de l' ÎLE AUX FLEURS.
Cliquez-y et allez visionner ce petit film brésilien
qui prendra 12 minutes 35 secondes de votre journée....
et peut-être toute la place dans votre
"télé-encéphale hautement développé" :)
Vous m'en donnerez des nouvelles.
Bon visionnement!


vendredi 23 mai 2008

manquer le bateau


Merci Bernard pour cette citation qui me rejoint:


"J'aime mieux passer pour un fou que de passer à côté."
Claude Péloquin